conseil assurance vie
10 conseils en assurance vie
1.- Optez pour le fonds en euros d’une assurance vie multisupport
Objectif : garder toute latitude de gestion et éviter les prélèvements sociaux
souscrire contratassurance vie multisupport ou via un contrat monosupport traditionnel, le fonds en euros offre la même sécurité. Sauf qu’en souscrivant via un multisupport, vous avez deux atouts supplémentaires. D’une part, vous pouvez modifier la répartition de votre épargne, l’orienter vers des supports boursiers, ou réaliser un panachage “sécurité” avec le fonds euros et “dynamique” avec un support actions. Cette liberté est par définition absente des contrats monosupports. D’autre part, vous y gagnez fiscalement. Le fonds en euros souscrit dans un multisupport n’est pas soumis aux 10% de prélèvements sociaux en fin d’année, comme sur les contrats classiques, mais seulement en cas de retrait partiel ou total. Grâce à l’effet boule de neige de la capitalisation, il y a de quoi grappiller quelques euros… Mieux, en cas de décès, le fonds en euros d’un multisupport laisse aux bénéficiaires une somme n’ayant jamais supporté les prélèvements sociaux. Gare toutefois à ne pas se fourvoyer. Chez certains assureurs d’assurance vie, le fonds euros du multisupport est moins rentable que le contrat en euros, notamment parce que les frais de gestion y sont en général plus élevés. Ne reperdez pas d’une main ce que vous gagnez de l’autre…
2.- Faites une clause bénéficiaire sous conditions
Objectif : verrouiller l’utilisation du capital décès
La clause bénéficiaire est le point clef d’une assurance vie. On y désigne la ou les personnes qui percevront la valeur du contrat à son décès. Mais, subtilement, on peut assortir l’octroi de ces capitaux à certaines conditions. Par exemple, on pourra prévoir leur conversion en rente viagère ou leur utilisation pour l’acquisition d’un bien immobilier. Autre exemple plus fréquent, notamment lorsqu’un enfant est concerné : rendre ce capital disponible seulement à compter de ses vingt ou vingt-cinq ans. De quoi rassurer bien des parents ou grands-parents, désireux de transmettre à leurs descendants. Mais qui va vérifier l’application de ces conditions ? Pas l’assureur, mais le notaire ! Dans ce cas, mieux vaut ne pas opter pour la clause bénéficiaire type du contrat d’assurance vie, mais préciser que la clause est déposée chez un notaire. Vous éviterez en outre qu’elle puisse être “acceptée” par le bénéficiaire, ce qui vous laisse toute latitude pour la modifier.
3.- Prenez date pour vos bénéficiaires
Objectif : leur offrir un réceptacle pour les capitaux décès
Vous venez de souscrire une assurance vie en y désignant un ou plusieurs bénéficiaires. D’ordinaire, il est de règle de ne pas les informer, mais dans la réalité, le conjoint, voire les enfants, connaissent souvent l’existence des contrats dont ils sont bénéficiaires désignés. Autant donc leur ouvrir - ou leur faire ouvrir - simultanément un contrat à leur nom. Ainsi, au jour de la perception des capitaux décès, le bénéficiaire disposera, selon toute vraisemblance, d’un réceptacle défiscalisé. Car c’est la date d’ouverture du contrat qui détermine la fiscalité.
Sinon, au moment du décès du souscripteur, les bénéficiaires ouvrent souvent un contrat avec le capital reçu. S’ils veulent rapidement faire des retraits, ils se trouvent alors fiscalisés sur les gains à 35% avant quatre ans ou 15% entre quatre et huit ans. Plus, sur les multisupports, les 10% de prélèvements sociaux. Si le contrat est ancien, ils pourront y verser le capital décès et bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse. Après huit ans, les gains sont seulement taxés à 7,5% après un abattement de 4600 euros pour un célibataire et de 9 200 euros pour un couple. Cette astuce ne mobilise pas des capitaux importants, car certains bons contrats du marché s’ouvrent avec 100 euros, voire moins.
4.- Versez aussi après 70 ans
Objectif : transmettre les intérêts et plus-values hors impôts
Contrairement à une idée reçue, l’assurance vie reste très attractive après 70 ans dans une optique de transmission. Explication : toute prime versée après cet âge est taxée après abattement de 30 500 euros. On peut donc déjà passer 30 500 euros à l’as sans difficulté. Et plus encore, car les intérêts, eux, sont toujours exonérés. Faites alors le pari de la longévité : plus on vit longtemps, plus les primes versées engendrent année après année des gains et donc de… l’exonération fiscale. Imaginons un versement de 100 000 euros sur un contrat à 72 ans. Aucune autre prime n’est versée jusqu’au décès, le contrat d’assurance vie valant alors 200 000 euros. La part taxée se monte à 100 000 - 30 500, soit 69 500 euros imposés selon le lien de parenté du bénéficiaire avec l’assuré défunt. Comme dans une succession ! Mais le défunt aura quand même transmis 130500 euros sans impôt, soit plus qu’il n’avait versé. Ce même argent placé dans n’importe quel autre produit d’épargne aurait été soumis aux droits de succession à hauteur de 200 000 euros.
L’assurance vie peut d’ailleurs être plus intéressante après qu’avant 70 ans. Pour les versements avant cet âge, c’est en effet le capital versé par l’assureur, intérêts compris, qui est taxé à 20% après l’abattement de 152 500 euros. Plus vous vivrez vieux, plus l’assiette fiscalisable de votre contrat va cette fois augmenter. 100 000 euros versés à 50 ans pourraient bien en valoir 300 000 trente ans plus tard, au décès, et donc être taxés à 20% sur 147 500 euros. Avant 70 ans, on a en fait intérêt à multiplier les bénéficiaires, puisque l’abattement de 152 500 euros joue par bénéficiaire. Un conseil pour finir: faites impérativement un bilan à 69 ans.
5.- Sortez du fonds en euros au bon moment
Objectif : percevoir la totalité du taux de rendement
Sur les fonds en euros, seuls les assurés présents au moment de la distribution des bénéfices se partagent le gâteau. Elle a lieu en général au 31 décembre et le taux de rendement définitif est connu courant janvier. Il faut donc que votre adhésion soit toujours en cours à ce moment-là. Sur les bons contrats d’assurance vie, en revanche, les retraits partiels ne sont pas pénalisés. Dès lors, si vous devez racheter votre contrat en totalité, laissez-y donc toujours un minimum pour percevoir l’intégralité de ce qui vous revient. Sinon, vous n’aurez droit qu’au taux garanti !